Master-class de Rozenn Le Couillard

Résumé du premier master-class de l’UET Conception Lumière 2015 par Hippolyte Gilabert, Simon Lozac’h et Margot Schultz.

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Session du 10 mars 2015 à l’ENSA Nantes

ROZENN LE COUILLARD

Concepteur lumière, éclairagiste

www.noctiluca.fr

Entre intégration, subtilité et non-événement

FORMATION

Après un BTS en Arts appliqués à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, Rozen Le Couillard entame une formation au College of Arts d’Édimbourg en Écosse.

PARCOURS PROFESSIONNEL

De sa découverte du projet des Potagers de Versailles, réalisé par François Magos, naquit sa vocation pour la conception lumière. Elle commence a travaillé avec le statut d’indépendant à la Maison des artistes auprès de François Magos. Grâce à une opportunité, elle rejoint ensuite l’agence Grandeur Nature où elle retrouve François Migeon. Grandeur Nature change de nom et devient l’Agence 8‘’18. Elle y reste dix ans.

À son arrivée à Nantes, en janvier 2015, Rozenn Le Couillard s’installe à son compte. Elle partage ses bureaux avec l’agence Fichtre dans le stimulant et bouillonnant quartier de la Madeleine. Elle finit tout récemment son premier projet à son compte : le Poisson Paré, petit restaurant fish & chips situé quai de la Fosse.

LE POISSON PARÉ

  • Quai de la Fosse, Nantes
  • Architecte : Sona
  • Budget : 800€
  • 15 nov. 2014 – Janv. 2015

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Il s’agit à l‘origine d’un ancien fast-food spécialisé dans les Kebabs, à l’apparence sombre. Il n’existe pas de plan de l’existant. L’agencement des circuits électriques, disséminés derrière le faux-plafond, ne se manifeste que par les vestiges des anciens spots.

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ENJEUX/ CONTRAINTES

  • Instaurer une identité dans le lieu.
  • Utiliser un maximum l’existant – s’adapter notamment à la trame électrique.
  • Penser un plan de table évolutif (= ne pas focaliser la lumière, éclairage par îlots).
  • Etre agréable pour les clients.
  • Donner une vue sur la cuisine ouverte.
  • Mettre en scène le restaurant depuis la rue.
  • Seulement deux mois entre la conception et l’ouverture.

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CHOIX TECHNIQUES

Des luminaires de différentes hauteurs, tailles et époques sont en suspension. Des LED et des lampes à incandescence aux tons chauds ont été choisies – plus graphiques bien qu’énergivores. Il faut environ 150 lux sur table pour être à l’aise en mangeant. Au Poisson Paré, les îlots de lumière n’apportent que 120 lux pour procurer une atmosphère tamisée et une touche plus cosy. La cuisine est séparée de la salle de restauration par une verrière à l’aspect poli en partie haute (afin de dissimuler le néon). Il en émane une lumière blanche diffuse, qui contraste avec les teintes chaleureuses et ponctuelles de la salle avec de son mur de faïence jaune.

Le budget lumière étant serré sur ce projet, l’attention s’est donc focalisée sur des détails améliorant significativement l’ambiance du lieu et renforçant l’effet recherché.

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IMMEUBLE MEDIACOM

  • Saint-Denis (93)
  • Budget : 300 000€
  • Septembre 2010

Face à un magasin de vente privé aux enseignes d’un rose très voyant, il s’agissait de prendre le contre-pied en créant un signal sensible et une identité nocturne sublimant le volume architectural.

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ENJEUX/ CONTRAINTES

  • Créer une identité nocturne à l’édifice et à la rue ;
  • Apporter plus de vie urbaine sans créer d’événement trop dominant ;
  • Révéler le volume et la structure du bâtiment ;
  • Ne pas gêner les usagers à l’intérieur de leurs bureaux.

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CHOIX TECHNIQUES

Les luminaires de façade sont constitués de bandes de LED couvertes par du polycarbonate et accrochées dans l’épaisseur des coursives.Ces dispositifs éclairent le vide entre la structure rectiligne et le volume du bâtiment. Selon la rue et le sens par lequel il aborde l’ouvrage, l’usager découvre la façade sous des blancs chaud, ou plus froids. Ces couleurs changeront aussi dans la nuit selon un programme prédéfini, mettant en scène l’architecture dans le temps.

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Cette initiative lumineuse met l’édifice en valeur tout en réalisant à l’échelle d’une rue un évènement urbain significatif, qui la rend dynamique sans tomber dans l’événementiel.

AVENUE H. FREVILLE

  • Rennes
  • Architecte : Laverne
  • Budget : 2 000 000€
  • 2003

Projet d’urbanisme, avec un travail sur un axe majeur de la ville de Rennes. Le sujet est la transition ville-campagne.

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ENJEUX/ CONTRAINTES

L’avenue Henry Fréville débute au centre de Rennes et débouche dans un paysage rural sans transition aucune. De façon nette et brutale.

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L’objectif est de faire rentrer la campagne dans la ville. Ce concept aux origines du projet se retrouve jusque dans le moindre détail technique.

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CHOIX TECHNIQUES

Depuis la ville, aux pieds de l’hôtel de la communauté urbaine, le traitement du sol est minéral. Des grands mâts lumineux dont la forme initiale évoque le cocon y éclairent un maximum d’espace public.

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Toujours dans la ville, en se rapprochant de la périphérie, le terre-plein central se transforme en parc planté. La végétation est tantôt mise en valeur par une lumière verte et quelques encastrés roses. On la laisse pousser comme elle veut, les herbes folles gagnent petit à petit du terrain. On peut y distinguer un mur stratigraphique dont le dispositif lumineux caché découpe les aspérités.

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Des rangées de lampions suspendus éclairent les chemins principaux transversaux tandis que les axes longitudinaux sont éclairés au niveau de la voirie.

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À l’entrée de ville, les luminaires sont installés le plus bas possibles ou cachés derrière les graminées. La perspective lumineuse de l’avenue s’inverse ainsi entre la ville et la campagne.

imageRésumé de Hippolyte Gilabert, Simon Lozac’h et Margot Schultz.

 

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