Pilotage dynamique de la lumière

Le protocole DMX512 en usage depuis plus de 20 ans permet de contrôler la gradation des projecteurs de spectacle. C’est un protocole de transfert normalisé des données par multiplexage prévu à l’origine pour utiliser une liaison série avec un débit max. de 250 kb/s. Initialement prévu pour adresser les circuits des blocs de gradation, il offre 512 canaux auxquels on peut donner une valeur sur 8 bits soit un entier de 0 à 255.   La transmission sérialisée, chaque appareil reçoit en même temps l’ensemble des 512 valeurs d’une « trame » DMX.

Cela permet donc simplement d’affecter une valeur de gradation de 50% sur le circuit n en envoyant la valeur 128 sur le canal n. Rapidement, avec l’arrivée des projecteurs asservis (motorisation de la lyre et des changeurs de couleur ou gobo), chaque projecteur s’est vu affecter plus d’une vingtaine de canaux pour piloter chaque type de commande (rotation en azimut, site, changement de couleur, etc.) Les 512 canaux sont donc rapidement devenus limités pour de grosses installations (plus de 500 voire 1000 circuits sur les grands théâtres nationaux). On peut désormais assembler plusieurs “univers” dmx (cad des sous-ensembles de 512 canaux) relayés par des transports de données plus efficients que la liaison série RS 485 initiale qui nécessitait des répéteurs d’amplification tous les 50 mètres. Il existe désormais des passerelles utilisant les réseaux Ethernet. mais la plupart des connexions se font toujours via la prise XLR sur 3 ou 5 broches.

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La commande via DMX521 se fait généralement à l’aide de pupitre, ou console DMX. Ces équipement plus ou moins complexes, gèrent à eux tout seul un spectacle complet, et plusieurs lignes DMX (donc par exemple 1024, 1536, 2048… (n fois 512) canaux). On parle alors d’univers DMX, un univers possédant 512 canaux.  Les adressages de canaux se font à partir d’une adresse de base configurée sur les appareils par un switch à bascule qui définit le numéro de canal de référence.

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Des boîtiers miniaturisés commandé par port USB ont fait leur apparition sur le marché.

Nous  disposons du modèle proposé à prix très économique par ENTTEC : openDMX USB (moins de 60 €). Compatible avec un des logiciels gratuits les plus répandus pour le pilotage des conduites lumière parmi les éclairagistes : freestyler.

A considérer également le logiciel White Cat conçu par un régisseur lumière français.

Il dispose d’interfaces de programmation qui permettent de l’intégrer dans des applications sur mesure mobilisant le contrôle de circuits de lumière.

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Un programme d’interfaçage avec le logiciel Max/msp a été développé : OpenDMX. Il contrôle la liaison avec le module ENTTEC.  On peut le charger ici. Il utilise une liaison réseau UDP (objet udpsend) avec le programme de contrôle (sur le port 7000 à l’adresse locale localhost ou IP:127.0.0.1).

Le patch opendmx.maxpat permet de tester cette liaison et illustre les possibilités de pilotage de la gradation via le niveau sonore de la carte son ou par le choix de couleurs encodées en RVB.  Attention : il faut lancer OpenDMX APRES MAX/MSP et le patch openDMX.

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Le programme OpenDMX est disponible ici en téléchargement.

Pour piloter le module d’ENTECC, il faut installer les pilotes qui communiqueront avec le port USB (ce qui est fait par défaut lorsqu’on le connecte pour la première fois sion charger les pilotes ici). Ensuite installer OpenDMX et le lancer au préalable de Max/Msp.  Attention : veiller à débloquer le port si un pare-feu est actif. Bref de la tuyauterie!

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