Conférence de Eric Michel

Résumé de la conférence magistrale de l’artiste Eric Michel à l’ENSA Nantes par Makukha Kateryna et Ouiddir Sofiane.

ERIC-Michel,-Archives-Yves-Klein-refletConférence du 19 mai 2015  à l’ENSAN Nantes

ERIC MICHEL

www.ericmichel.net

Eric Michel, artiste plasticien est né à Aix-en-Provence en 1962. Il a étudié les arts plastiques et la musique très jeune via la méthode Martenot. Orienté initialement vers la musique classique, puis le rock et l’underground, il est revenu vers la peinture et la sculpture vers la fin des années 80.

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Voyage dans le temps, la lumière et la perception comme médium

Dans cette première partie, l’intervenant adopte une approche historique dans laquelle il fait référence à des hommes ayant marqués leurs temps grâce à des œuvres traitant de la lumière et de la perception dans  l’art, de NIEPCE à TURRELL.

NICEPHORE NIEPCE

Il est l’auteur de la plus ancienne prise de vue de l’histoire de l’humanité, c’est le point de départ pour Eric Michel.

YVES KLEIN

Il élabore le projet d’une Symphonie,  une composition musicale à un seul ton, suivie d’un long silence. C’est l’équivalent sonore de son bleu monochrome, en peinture, qu’il appliqua sur de nombreuses œuvres. Le monochrome de KLEIN parle d’immersion totale dans la couleur qui s’affranchit de la forme. Il est aussi connu pour ses zones de stabilité immatérielle.

Diagonal,-Premiere-oeuvre-de-lumiere,-par-DAN-FLAVIN

DAN FLAVIN

Concepteur de la première œuvre de lumière :

  • un tube fluorescent en diagonal,
  • jaune chaud à 45°,
  • fixé au pied d’un mur.

En envahissant l’espace de lumière, Flavin le transforme et le dématérialise. Le bain lumineux a en effet pour propriété d’abolir les frontières entre l’environnement et l’appareil d’éclairage qui ne font plus qu’un. L’œuvre devient ainsi une « situation », un lieu d’expériences perceptives liées aux déplacements du spectateur.

JAMES TURRELL

Les Skyspaces sont des espaces vides, purifiés, à l’intérieur desquels on pénètre pour regarder le ciel, à travers une découpe, une fenêtre dans les cieux. Cette trouée plonge le regard dans la lumière, qui ne cesse de changer au cours de la journée. Compte-tenu de l’instabilité du ciel, la perception de cet espace n’est jamais la même.

JAMES-TURRELL-SKYSPACES

La lumière dans l’architecture

« Pour moi qui me place dans la mouvance du Bauhaus où tout le monde était uni et travaillait main dans la main, j’utilise la lumière de la même manière, avec elle je veux faire passer d’un monde ou d’une dimension à une autre, de l’immatérialité à la matérialité. La lumière parle. Je l’utilise autant comme un médium. C’est un geste performatif. C’est-à-dire au même moment qu’il fait ce qu’il dit, dit ce qu’il fait. La lumière parle d’elle-même et dessine ce qu’elle dit ».

‘Quid sit lumen’, Collégiale Saint-Lazare, Avallon 2011

Avallon-Les-Veilleurs-Eric-Michel

« C’est une de mes œuvre éphémère offrant une harmonie entre la lumière du jour filtrée par des vitraux magenta et des sources lumineuses fluorescentes bleues posées à même le sol en pierres, ce qui nous plonge dans un profond sentiment de flottement ».

A l’image du traité ‘Quid Sit Lumen’, le parcours interpelle le spectateur sur les différents niveaux de perception de la lumière, depuis la perception sensorielle immédiate jusqu’à la résonance intérieure qui ouvre une porte, entre le matériel et l’immatériel, vers une forme de spiritualité.

Résumé de Makukha Kateryna et Ouiddir Sofiane.

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